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la bataille de la

W A S H I T A

27 NOVEMBRE 1868

la victoire de Custer sur les Cheyennes de l'Oklahoma

Un village pacifique à la Washita ? Histoire d'un mensonge...

pourquoi les historiens américains ont-ils nommé le site "champ de bataille de la Washita ? Parce qu'il y eut une bataille. Contre un repère de guerriers particulièrement important.

140 guerriers, dont 11 chefs de guerre, et 18 civils armés et non-armés (dont la majorité assassinés par les Osages, d'après les Cheyennes), sont tués dans cette bataille. Ces guerriers étaient responsable de la mort de 353 civils américains au Kansas durant l'été 1868.

Black Kettle a envoyé, un jour avant l'attaque de Custer, une partie des enfants du village dans un autre camp indien du chef Old Whirlwind. Dans son camp de 250 individus, il y avait 150 guerriers et 100 civils. Custer fera 53 prisonniers civils, les autres s'enfuiront. Nous possédons l'identité de 40 guerriers et huit civils tués, et de nombreux témoignages de Cheyennes qui parlent de bataille.

Des scalps, du matériel volés aux colons et des otages blancs (deux enfants et une femme) ont été retrouvés dans le camp de Black Kettle. Trois otages ont été abattus par les Cheyennes, scalpés et mutilés quand Custer a attaqué le campement.

Black Kettle possédait 47 fusils, 4'000 flèches, 35 revolvers, 30 lances...

 

ETE 1868 : LES MASSACRES DU KANSAS

Le traite de Medicine Lodge Creek a été signe en 1867. Il devait garantir la paix entre les blancs et les indiens et donner aux indiens des armes pour aller chasser a la frontiere du territoire indien, au debut de l'ete 1868, l'agent des affaires indiennes Wynkoop se bat pour que les indiens obtiennent les armes promises. finalement, a son soulagement, les armes sont distribuées aux indiens. la paix semble bien s'installer dans le territoire indien.

L'ironie du sort veut qu'au moment ou Winkoop se félicite du résultat de sa mission, les indiens violent le traité du côté de la saline et Solomon river. 

"Nous reviendrons avec des renforts de la bande à Black Kettle et nous prendrons ces scalps par la force.."

Le chef cheyenne Little Robe après l'attaque d'une réserve d'Indiens Kaws, mai 1868.

200 Cheyennes de la tribu de Black Kettle et 4 Araphoes rentrent d’un raid contre leurs ennemis, les Pawnees. Mourant de faim, ils investissent la maison d’un fermier nommé Shaw et le somment de partir alors qu’ils pillent sa maison à la recherche de la nourriture. Evidemment, l’homme tente de résister. Après avoir battu celui-ci à mort, les guerriers cheyenne s’en prennent à sa femme et sa fille. Elles et une autre femme présente dans la maison sont violées et battues  par cinq guerriers. Puis les guerriers indiens remontent méthodiquement le cour des deux rivières, attaquant toutes les fermes et les maisons qu’ils rencontrent. Ils dévastent les maisons, tuent les hommes qu’il rencontrent puis incendient les lieux. Les femmes et les filles qu’ils rencontrent sont capturées et violées. La plus célèbre des tristes affaires de ces trois jours est l’attaque de la ferme des Ripley, le 12 août. Après avoir mortellement blessé le père, les guerriers cheyennes capturent sa femme et ses deux petites filles. Alors qu’ils quittent le terrain, Mme Ripley saute de la croupe de son geôlier et s’enfuit. Les Indiens déchargent leur armes sur elle, la blessant à l’épaule et à la poitrine. La femme tombe à terre, ensanglantée. Les guerriers la violent alors tour à tour. 

 "200 Cheyennes et quatre Arapahos ont été faire un raid. Presque tous les hommes de notre village y sont allés. Ils ont fait beaucoup de déprédations. Ils ont tué des femmes, kidnappé des enfants. Tous nos jeunes hommes y sont allés."

Le Cheyenne Little Rock, chef en second du village de Black Kettle, 19 août 1868

Les appels à l’aide sont cependant arrivés aux Forts de l’armée. Le capitaine Frederick Benteen prend une troupe du 7e de cavalerie et se dirige vers le lieu des exactions, obligeant les Cheyennes à s’enfuir. Ils oublient dans leur fuite les deux petites filles Bells et la mère dont les jours son comptés. Les deux petites filles passent trois jours dans la prairie à se cacher dans une maison délabrée avant d’être récupérées. Mrs Bell meure de ses blessures au début du mois de septembre 1868.

En deux jours, les Cheyennes massacrent 12 personnes et kidnappent six enfants. A Walnut Creek, des témoins aperçoivent Black Kettle, qu'ils connaissent bien car il vient souvent à Hays City (Kansas), au milieu de guerriers qui incendient une ferme. Au Texas voisin, qui borde le Territoire Indien, 22 enfants sont kidnappés. 14 seront exécutés par les Indiens, les autres libérés après avoir été privés de nourriture. Certains mourront de froid juste avant leur libération (les 3 enfants McIlroy).Au Kansas toujours, deux fillettes sont violées, tandis que 15 hommes sont assiégés dans leur chariot au Colorado. Les Indiens finissent par mettre le feu aux véhicules, et les brûlent vifs. Au Kansas, une femme et ses six enfants sont assassinés.

Le chef Black Kettle

Il a été victime d'une trahison par le colonel Chivington en novembre 1864 - le massacre de Sand Creek.

Survivant du massacre, il a encouragé ses guerriers dans des raids sanglants, des kidnappings et des viols durant tout l'été 1868. Il reste cependant connu comme un chef de paix uniquement grâce à un révisionnisme "politiquement correct" de certains auteurs...  Son camp abritait les meurtriers du Kansas ainsi que plusieurs otages (femmes et enfants).

            La nouvelle de cette sombre affaire secoue le département du Missouri. Edward Wyncoop comprend que son espoir de paix est sur le point de disparaître. Les crimes de la Solomon et de la Saline River ont été gratuits, alors que les Indiens venaient de recevoir les armes promises pour la chasse. On ne peut ni justifier ces actes, ni leur trouver un contexte. 353 hommes, femmes et enfants ont été massacrés, kidnappés, violés !

 "Mes hommes sont en guerre au-delà de la rivière Arkansas et ils ne veulent pas faire la paix dans cette région."

Le chef Black Kettle, 26 novembre 1868

            Car Sheridan n’a pas l’intention de tolérer un tel acte. Il se met à la recherche de la tribu des coupables dans le but de la châtier. Alors même que le département des affaires indiennes est en ébullition, les déprédateurs de la Solomon et de la Saline font alors encore parler d’eux.

Plus d'un millier de têtes de bétails volées, 1200 chevaux et mules, 100 maisons incendiées et 500 chariots attaqués par les Cheyennes en été 1868. 353 personnes sont massacrées, des enfants sont kidnappés. Tout cela en un seul été.

L’éclaireurs favori de Custer durant la campagne de 1867, William Comstock est accueilli  avec hospitalité (une obligation chez les Indiens) dans le camp de Black Kettle. Il est accompagné d’un autre scout nommé Grover. Les deux hommes sont venus interrogés Black Kettle sur les problèmes des meurtres aux rivières Saline et Solomon.

 "Des guerriers sioux et cheyennes vont venir dans la région au printemps et vont la nettoyer."

Le chef Black Kettle, 26 novembre 1868

Ils ont bien vite la réponse à leur interrogations, car les Cheyennes et Araphoes responsables des exactions arrivent dans le camp ! Grover et Comstock, considérés comme des espions, sont emmenés hors du village par quatre guerriers et trois enfants. Peut-être les Indiens cherchaient-ils un endroit pour exécuter leurs victimes. Ou peut-être que, tout simplement, ont-ils décidé de tuer leurs prisonniers. Quoiqu’il en soit, les guerriers indiens, dans une chorégraphie parfaite, tournent soudain leurs fusils (offerts par le gouvernement américain pour la chasse au bison) vers les deux scouts et ouvrent le feu. Comstock est tué sur le coup, Grover sérieusement blessé. Ce dernier utilise alors le cadavre de son camarade comme bouclier, si bien que les Indiens le croiront mort. Quand les guerriers le quittent, il doit faire les kilomètres qui le sépare de la gare de la Kansas Pacific. Il sera ensuite transféré à Fort Hays où il témoignera.

"[Avant la bataille de la Washita], 150 de nos guerriers avaient été faire un raid au Kansas où ils avaient tué et scalpé trois hommes. [...] Les raids contre les Blancs étaient fréquents. Parfois, le chef [Black Kettle] encourageait ces raids."

La Cheyenne Mah-wis-sa, soeur du chef Black Kettle

Les Cheyennes sont désormais dans la plus parfaite illégalité. Wyncoop, qui les aime beaucoup, devra se résigner à admettre que les Indiens ont bien violé le traité.

 

 

HIVER 1868 : CHÂTIMENT

Au début de l'autome 1868, le commandant en chef de la division du Missouri, le général Sheridan, a établi un plan pou venger les innocents de la Solomon et Saline River. Il  lancera le long de la Canadian River et de la Washita River (aujourd'hui en Oklahoma) trois colonnes :

L'une, partant du Nouveau-Mexique, se lancera dans un des côtés et l'autre, du Colorado, viendra se placer à l'autre extrémité du territoire, pour que le fer de lance du plan de Sheridan, le 7e de cavalerie dirigé par George Custer, partant de Fort Dodge, puisse attaquer le camp Indien sans qu'ils puissent s'enfuir. 

GENTIL AMI - qui que vous soyez, je vous remercie pour votre gentillesse envers moi et mon enfant [Willy, deux ans]. […] Les Indiens m’ont dit, du peu que j’ai compris,  qu’ils voulaient nous vendre à des marchands. […] J’ai peur qu’ils soient Mexicains et qu’ils nous mettent en esclavage à Mexico. Si vous n'êtes pas loin du village, essayez de venir, je vaisprier pour que vous essayiez. […]

Nous avons été capturé le 9 octobre sur la rivière Arkansas, près de Fort Lyon. Je ne peux pas dire s'ils ont tué mon mari ou non. […] Je vais bien autant qu'on peut l'espérer, mais mon bébé, mon trésor, mon petit Willy, est vraiment faible.

Oh, Mon Dieu, aide-le ! Sauve-le, gentil ami, même si tu ne peux pas me sauver. Adieu !

Dernier message de Clara Blinn, otage blanche de Black Kettle, assassinée par les Cheyennes le 27 novembre 1868 de deux balles dans la nuque. Son fils Willy est projeté contre un arbre. Les deux corps sont scalpés. Custer libèrera trois otages blancs.

Supporting Article Image

A la mi-novembre, la colonne de Custer se met en branle. Custer est fâché, car il partage le commandement du 7e avec le général Sully, qui faisait l'intérim durant son année de suspension par la court martiale. Mais obtient bien vite l'accord de Petit Phil Sheridan qui lui permet de diriger seul son armée. En plein blizzard, le 23 novembre 1868, Custer se lance sur les traces de son ennemi. Le 26, ses éclaireurs trouvent un camp près de la Washita River. Ils distinguent une cinquantaine de tipis éparpillés sur moins d'un kilomètre. Le terrain semble convenable pour une charge, et le vent qui souffle sur le sol enneigé rend la visibilité si précaire que Custer est assuré de la surprise de son attaque.

 

A l'aube, le 7e, qui s'est scindé quatre groupes, s'élance sur le village.

Les soldats du 7e, malgré une horrible nuit dans le froid (ils ne pouvaient faire de feu pour ne pas se faire repérer), lancent une charge furieuse contre le village. La résistance acharnée des guerriers auteurs des raids de la Solomon et Saline River est farouche. La bataille dure quatre heures.

 

"11 chefs de guerre ont été tués..."

Les prisonniers indiens de la Washita

 

Quand la fumée se dissipe sur le sol enneigé, le 7e de cavalerie compte ses pertes :  1 soldat a été tué sur le coup, 1 est blessé mortellement et 19 soldats, partis à la suite du major Eliott, sont portés disparus. Custer lance des hommes à sa recherche, en vain. Le major a été trop loin en territoire ennemi et s'est fait tuer avec ses 18 hommes.

Custer apprend alors par l'une de ses captives que les alentours du village, jusque-là masqués par la brume, sont couverts de camps Cheyennes, Arapahos et Kiowas.  Le lieutenant Godfrey informe Custer que les dires de l'Indienne sont véridiques, et qu'un nombre important de guerriers Indiens arrivent dans leur direction. Assommé par cette nouvelle, Custer se réfugie dans les bois à côté du village et y fait déployer une ligne de feu.

Les guerriers hésitent, lancent de maigres offensives.

 

 

Major Joel Eliott

             

 "Quand nous avons eu l'impression que la bataille était terminée, nous avons levé la tête pour voir ce qui se passait."

La Cheyenne Moving Behind

Pendant ce temps, il donne l'ordre à plusieurs de ses soldats de brûler le village (Sheridan demandait une guerre totale) et de tuer les 800 poneys indiens capturés. Ceux-ci, indomptables et principaux moyens de locomotion des indiens, étaient des victimes de premier plan lors des attaques de l'armée US. Sans chevaux, les Indiens se déplaçaient plus lentement et étaient dès lors plus facilement contrôlables.

 

"[Quand la bataille de la Washita s'est terminée], j'ai vu beaucoup de guerriers tués avec leurs armes à feu dans leurs mains."

La Cheyenne Julia Face

Click for larger photoLe groupe de reconnaissance revient, avec les caissons de munitions mais aucune nouvelle du major Eliott. Le capitaine Benteen, ami du major, demande l'envoi d'un autre groupe de recherche, mais Custer refuse,  car il doit désormais penser à sauver sa troupe. Il démontre alors son génie militaire en faisant mine de lancer une offensive vers les villages Arapahos, ce qui terrifie les guerriers qui font immédiatement retraite vers leurs camps respectifs. C'est alors que Custer, à la faveur de la nuit, fait volte-face et, par une pénible marche forcée, réussit  à sortir du guêpier.

La bataille de la Washita est alors terminée.

Les captifs, femmes et enfants, de la bataille de la Washita

Custer a tué 140 guerriers [+ 18 civils tués durant l'assaut, dont une majorité par les 12 scouts indiens (Osages) qui accompagnaient les troupes] et détruit le village de Black Kettle.

Trois otages blancs, une femme et deux enfants, sont libérés. Quatre autres otages ont été tués par les Cheyennes au début de l'attaque.

Les villages qui entourent celui de Black Kettle arrêteront désormais d'attaquer les villes et fermes en sortant de leur réserve, et les massacres d'hommes, de femmes et d'enfants s'arrêteront.

C'est une grande victoire pour Custer.