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 Custer contre Mosby


 

Le général Custer face à la guérilla sudiste

Vallée de la Shenandoah, 1864

On peut habituellement lire, dans les ouvrages traitant de façon générale de la guerre de sécession, quelques lignes sur la carrière de partisan de John Singleton Mosby . Quand le sujet est évoqué, il est question , au cours de l'été de 1864, d'exécutions sommaires de membres du commandement de Mosby, prisonniers des cavaliers de George A. Custer. Leur nombre varie d'une à deux douzaines. On apprend ensuite que Mosby exécute à son tour un nombre variable de soldats de Custer en représailles, et puis l'affaire semble s'arrêter là. Les cas de ce genre étant, apparemment, assez rares au cours de la guerre civile, celui-ci mérite que l'on s'y arrête un moment. On s'apercevra que l'histoire n'est pas aussi simple et que les responsabilités sont plus partagées et difficiles à attribuer qu'il ne semble …
 

Les « Mosby's rangers »

C'est au début de 1863 que John Mosby obtient l'autorisation de JEB Stuart de former une unité devant opérer derrière les lignes ennemies en Virginie et au Maryland. Les « rangers de Mosby » sont une unité de guérilla intégrée à l'armée régulière du sud en vertu du « Partisan Rangers act » de mai 1862. Ce décret du congrès confédéré est abrogé en février 1864, suite aux excès commis par de nombreuses bandes mais l'unité de Mosby est devenue la compagnie A du 43e bataillon /Partisan rangers depuis le 10 juin précédent et est donc une unité confédérée tout ce qu'il y a de plus régulière. Au printemps de 1864, Mosby et ses rangers ont déjà fait parlé d'eux à plusieurs reprises et leur réputation s'est étendue bien au delà des limites de la région qu'ils contrôlent, la « confédération de Mosby » , un petit morceau du nord-ouest de la Virginie dans la vallée de la Shenandoah . Il est assez difficile d'évaluer le rôle véritable de Mosby et ses gars sur la conduite de la guerre dans la région. On peut dire au minimum qu'ils constituèrent certainement une gène pour les forces fédérales, contribuant à retarder des opérations ou perturbant leur déroulement.
C'est au cours du mois d'aout 1864 que Mosby va réussir ce qui est peut-être son plus joli coup et ce qui va déclencher l'affaire qui nous intéresse. A ce moment, l'unité compte environ 240 hommes répartis en quatre compagnies dont les officiers sont les capitaines William H. Chapman, bras droit de Mosby, Adolphus E. « Dolly » Richards, Richard P. Montjoy et le lieutenant Alfred Glascock.

 


Les rangers de Mosby lors d'un raid à Fairfax, en 1863. Mosby est surnommé le "Fantôme Gris" par ses ennemis.
 

Le contexte

En juillet 1864, Ulysse S . Grant a placé le général Philip H. Sheridan à la tête de 38 000 hommes afin de détruire l'armée de Jubal Early , celui qui venait de menacer (très relativement) Washington. Sheridan devra s'emparer de la vallée de la Shenandoah et ouvrir un second front dans la région afin de distraire une partie des forces de Robert E. Lee de Petersburg. Pour remplir ces objectifs, le général nordiste doit traverser la « confédération de Mosby » . Sheridan parvient à Harper's Ferry au matin du 6 aout. Dès le 8, il alerte Washington : 200 hommes de Mosby se trouvent à seulement quelques miles de son quartier général. Immédiatement , il prend des mesures afin de créer un écran de cavalerie entre les sudistes et son ravitaillement. 600 cavaliers de son armée sont détachés pour renforcer le 8th Illinois chargé de la surveillance. Sheridan prévoit une courte campagne qui devrait amener Early à livrer bataille, mais le sudiste s'échappe. L'armée de l'Union va devoir se réapprovisionner avant le 13 aout et la fin des rations distribuées aux troupes. Sheridan a commis une erreur en laissant son train de ravitaillement en arrière. Tandis qu'il campe à Cedar Creek dans la nuit du 12 au 13, escarmouchant avec les forces d'Early, le convoi chargé du précieux approvisionnement fait route vers lui à partir d'Harper's Ferry. Plus de 500 chariots s'étirent sur plusieurs miles, escortés par la petite brigade du général Kenly (931 hommes du 3e Maryland Potomac Home guard et des 144e et 149e Ohio militia), des soldats pour 100 jours, uniquement affectés à des gardes le long de la Baltimore & Ohio Railroad , pas vraiment des troupes d'élite !



Coup d'éclat à Berryville



Sheridan commence vraiment à s'inquiéter. Il a adressé un télégramme demandant que le 8th Illinois rejoigne sans délai pour « exterminer autant de membres du gang Mosby que possible » (1), le terme « exterminer » est inhabituel et révélateur de l'état d'esprit de Sheridan à cet instant …L'organisation et le départ du convoi se sont effectués dans une franche pagaille . La tête de colonne est parvenue à Berryville, mais Kenly, au lieu d'attendre que la colonne se regroupe (il y a près d'une heure trente d'écart entre le premier et le dernier chariot ) repart en laissant une faible garde sur place qui , épuisée par une marche de 15 miles, s'endort !
Deux jours plus tôt, Mosby avait fait reconnaître Berryville, point de passage pour les troupes de Sheridan. L'endroit s'était révélé idéal pour y menacer les arrières du général de l'Union. Voilà maintenant qu'un immense convoi se présente juste à ce point. Avec quelques hommes, habillés de vêtements civils, Mosby va discuter avec les gardes et les conducteurs, plaisantant et échangeant du tabac. Le convoi est jugé vulnérable et l'attaque est décidée (2). Elle débute vers 6 heures le matin du 13 aout par un coup du canon que les rangers traînent avec eux. C'est aussitôt la panique chez les fédéraux, les conducteurs coupent les traits et s'enfuient sur leurs mules. Les rangers, en uniforme cette fois, chargent . Les gardes sont bousculés et bientôt mis en déroute. 6 sont tués, 9 blessés et 200 capturés ! Mosby a perdu 2 tués et 3 blessés. Les sudistes pillent puis brûlent une quarantaine de chariots , s'emparent de 420 mules, 200 têtes de bétail et 36 chevaux. (3)
Sheridan enrage. Early s'est renforcé pense t'il (mais à tort) et son ravitaillement est gravement menacé , il rétrograde sur Halltown près d'Harper's Ferry. Les journaux nordistes font des gorges chaudes de l'affaire, grossissant les pertes en chariots et le
New York Times désigne clairement Mosby comme le responsable de la retraite de Sheridan. (4)



Les réactions nordistes


Au soir du 13 aout, Sheridan a envoyé une lettre à Grant l'informant de la perte de 6 chariots, ignorant alors l'étendue des dégâts. Cette lettre , Grant la reçoit le 16 et , aussi excédé que Sheridan, il répond immédiatement en prenant des mesures extrêmes. :
« Les familles des hommes de Mosby sont connues, et peuvent être rassemblées. Je pense qu'elles doivent être arrêtées et gardées au fort McHenry ou quelque autre place sûre, comme otages, garant de la bonne conduite de Mosby et de ses hommes. Partout ou les hommes de Mosby sont attrapés, pendez les sans procès ». Quelques heures plus tard, il envoie une seconde lettre dans laquelle il ordonne à Sheridan d'arrêter tous les hommes de moins de 50 ans et de les détenir comme prisonniers de guerre. Grant a déjà ordonné la destruction de tous les stocks de nourriture et de fourrage de la vallée de la Shenandoah, il demande à Sheridan de libérer tous les esclaves de la région et de confisquer toutes les réserves des sympathisants civils de Mosby. (5)

Sheridan reçoit le premier message le 17 aout à Berryville. Il y répond en ces termes :
« Mosby m'a contrarié et capturé quelques chariots. Nous avons pendu hier un de ses hommes et abattu six autres. » soit le 16, avant même les ordres de Grant ! (6)
Arrêtons nous sur ces échanges de courrier. Les chefs de l'armée de l'Union réagissent comme toutes les armées régulières, avant et après la guerre de sécession, ont réagi face à la menace de la guérilla , violemment et maladroitement. Ce n'est pas la première fois que des généraux de l'Union décident de ne pas faire quartier. Dès décembre 1861, le général Halleck déclare que tous les guérillas sudistes sont des bandits devant être exécutés sans jugement si capturés, mais Halleck est dans le Missouri (7). La guerre dans l'est s'est toujours voulu plus « civilisée », cependant Sheridan et Grant ont servi longtemps sur le théâtre ouest des opérations…
Sheridan poursuit le 19 aout  
: « Les guérillas m'ont gravement vexé, mais j'ai déjà disposé de certains d'entre eux », le 22 : «  Nous avons disposé d'un bon nombre des hommes de Mosby » . (8) Après cette date, encore quelques références à l'extermination de la bande de Mosby puis il semble que Sheridan cesse ses pratiques . Quelles sont-elles ces pratiques ? Disposer des hommes de Mosby ? Un euphémisme pour parler d'exécutions de prisonniers ? Des prisonniers qui seraient cependant des soldats réguliers, rappelons le, même si Sheridan et Grant semblent ne pas s'en soucier le moins du monde ! Toutefois, d'après James Ramage, aucun des hommes exécutés par Sheridan du 16 au 22 août ne serait membre du 43e Bataillon (9). Il s'agiraient de soldats confédérés d'autres commandements, peut être des forces d'Early ou de divers groupes de guérillas qui infestent également la région , celui de Gilmore ou de McNeill (qui a été exempté de la « dissolution » voté par Richmond à propos des guérillas), ou encore des « bushwackers » ou de vulgaires bandits responsables de la mort de plusieurs sentinelles ou courriers de l'Union dans la région …


Harcèlements



Afin d'harceler au maximum les troupes adverses, Mosby a, quelques jours plus tôt, séparé ses forces en trois : Il conduit avec « Dolly » Richards deux groupes sur Charlestown. Le 15 aout , Richards tombe sur un parti de cavalerie fédérale entre Charlestown et Berryville. Le premier lieutenant J.S.Walker commissaire de la 1ere brigade de cavalerie US et porteur de dépêches , est tué dans l'engagement. Le premier lieutenant P.Dwyer, commissaire régimentaire du 5th US cavalry est blessé et capturé, un seul homme sur les quatre que comptait leur escorte parvient à s'enfuir. (10) William Chapman conduit le troisième groupe.  Dans la nuit du 18 aout, Sheridan se trouve à Charlestown toujours en pleine retraite. L'arrière-garde de son armée est couverte sur la droite par la cavalerie de Georges A. Custer et Chapman va se frotter aux « Wolverines » du Michigan. Alors qu'il mène une reconnaissance nocturne le long de la Shenandoah river, il tombe sur une sentinelle du 5th Michigan près de Castleman's ferry. « Il était de mon intention de capturer, non de tuer » dira Chapman plus tard. Celui-ci engage la conversation avec la sentinelle, la caporal Alpheus Day, en envoyant un de ses hommes par l'arrière pour surprendre le nordiste. La manoeuvre est trop lente, et, sommé de se rendre Day ouvre le feu en même temps que Chapman qui l'abat.  Au cours de la nuit, deux autres sentinelles du 5th Michigan sont capturés par les hommes de Chapman ainsi que deux cavaliers du 7th Michigan partis fourrager. (11) Il semble que les fédéraux soient alors persuadés que ces attaques sont le fait de civils qui profitent de la présence des hommes de Mosby. Miller cite un témoignage nordiste (sans identification) : «  l'ennemi ne fait pas de prisonnier, il pend et exécute ceux qui tombe entre ses mains » en précisant cependant qu' à part Day , on ne déplore aucune pendaison ou meurtre de soldats fédéraux (12).
La confusion est entretenue par le fait qu'apparemment, d'après les soldats US capturés, les hommes de Mosby porteraient des uniformes bleus. Chapman confirme avoir porté le 19 aout 
« un vieil imperméable qui me protège de la pluie et dissimule mon uniforme ». Effectivement, ce même jour, la capitaine confédéré capture trois soldats de l'Union par ruse, tous pensaient qu'il était des leurs. Quoi que portent les rangers, le plus souvent, il semble que cela soit suffisamment « nordiste » pour endormir la confiance de leurs adversaires… (13)

Les hommes de Mosby

Représailles aveugles
 

Le 19, les hommes de Custer qui trouvent le corps du caporal Day sont persuadés que leur camarade a été assassiné par des « bushwackers » civils … (14). Ils préviennent leur chef, qui les croit. Pour lui, malgré leur statut de soldat, les hommes de Mosby se livrent à une forme de guerre illégitime soutenus par une population civile qui ne vaut pas mieux qu'eux. Visiblement, cette population a franchi le pas et tiré sur ses hommes. Les représailles ne se font pas attendre. Sans consulter Sheridan, Custer envoie un détachement de 50 hommes du 5th Michigan du colonel Russell Alger brûler les demeures de quatre citoyens importants de l'endroit. Une par homme tué ou capturé le nuit précédente. Alger confie cette mission au capitaine George Drake. Les soldats US incendient la maison Sowers, celle de Mr McCormick puis du colonel Morgan. A tous les civils rencontrés ils expliquent la raison de leur geste. Une quarantaine de cavaliers, sous le lieutenant Allen, sont  ensuite envoyés brûler la dernière maison tandis que Drake rentre. Dans son camp près de Castleman's Ferry, Chapman aperçoit la fumée, elle réveille les mauvais souvenirs des destructions systématiques ordonnées dans la vallée quelques mois plus tôt par le général Hunter . Aussitôt, il se lance dans la direction des incendies avec environ 150 hommes. Devant ce qui reste de leur maison, les McCormick relaient le message de Custer ce qui met Chapman en rage d'après les dires de ceux qui l'accompagnent, il sait qui a tué la sentinelle et ces représailles sur des civils innocents lui semblent la dernière des infamies possibles.  Près de la maison suivante se lamente madame Sowers entourée de ses enfants. « Nous sommes toujours des rebelles » crie t 'elle pourtant, « même si ils brûlent tout ! » face à cette scène déchirante, les rangers sont de plus en plus en colère « ils ne méritent pas le nom d'homme » dit l'un d'entre eux. Chapman est d'accord, « chassez les de la surface de la terre, ne demandez ni n'offrez aucun quartier ». Les sudistes rejoignent les incendiaires à la maison Morgan. Plusieurs des hommes chevauchant en tête de la colonne semblent vêtus de bleu et les fédéraux pensent tout d'abord qu'il s'agit des leurs, jusqu'à ce que les cavaliers les chargent ! (15)

Custer et ses hommes, surnommés les "Wolverines"



Massacre à Morgan's Lane


Les nordistes se forment en ligne ou tentent de le faire, mais ils sont dispersés par la charge rebelle. A trois contre un , le combat se résume bientôt en une chasse à l'homme et une tentative de fuite éperdue pour les « Wolverines ». La route est bordée de murs et de clôtures trop hauts et trop larges pour être franchi par un cheval. Un peu plus loin, une ancienne barrière dressée sur la route par l'armée US afin de contrôler la voie bloque les nordistes. La seule brèche n'autorise le passage que d'un homme à la fois . Bloqués devant, pressés derrière par les sudistes, des cavaliers de l'Union lèvent bientôt les bras. Un des hommes de Chapman dira plus tard qu'il était facile de chasser les yankees
« tellement ils étaient alourdis de butin. Ils avaient pillé les maisons de toutes les choses de valeur avant de les brûler sans permettre aux propriétaires d'emporter quoi que ce soit ». Un des rangers, William Patteson rapporte qu'après avoir abattu un nordiste il trouva des bijoux, des dentelles prises sur des vêtements de femme, des couvertures et deux bouteilles de vin dans les fontes de l'homme… le soldat Sam Davis, qui survivra miraculeusement à l'affaire, racontera comment il fut abattu d'une balle dans la face après sa reddition à des hommes habillés en civils, tout comme John Lutz achevé peu après et d'autres. Quand le lieutenant Allen, qui s'est échappé avec la majorité de ses hommes, revient avec des renforts, les confédérés se sont envolés. Aucun d'entre eux ne gît sur le sol. (16)
Dans son rapport du 11 septembre 1864, Mosby rapporte les faits
« Le capitaine Chapman est tombé sur un détachement de cavalerie ennemie engagé dans l'incendie de  plusieurs maisons, les a attaqué et mis en déroute . L'indignation de nos hommes à la vue de quelques unes des plus belles demeures de cette portion de l'état enveloppées de flammes fut si forte qu'aucun quartier ne fut fait et environ 25 d'entre eux furent abattus pour leur vilenie. Plus de trente chevaux furent pris mais pas de prisonnier. » (17) Mosby, qui couvre ses hommes et assume la situation,  exagère cependant,  le colonel Alger, arrivé rapidement, comptera trois hommes encore vivants, dont Davis (les deux autres mourront bientôt) et douze tués, la plupart touchés à la tête , le soldat Lutz a reçu quatre balles dans le corps…

La nouvelle du massacre de Morgan's Lane met en rage l'armée fédérale. Les survivants raconteront que certains rangers hésitaient à abattre leurs prisonniers mais que leurs officiers les y encourageaient… En tous cas, six jours après les faits, le récit de Davis faisait la une du New York Times.
« Massacre par Mosby, tricherie rebelle, couardise et cruauté » titre le journal qui accuse les rangers d'avoir tiré sur les morts et les mourants, les criblant de balles, et d'avoir tranché la gorge de deux d'entre eux . Puis le 31 aout, le même New York Times, qui titre « Mosby pend des soldats de l'Union » et décompte à présent trente tués, déclare que les victimes ne furent pas abattues au cours de l'action mais toutes capturées puis pendues ! Pour le journal , les hommes de Mosby sont un gang de voleurs, de meurtriers et de coupeurs de gorge qui doit être exterminé… Une opinion maintenant assez partagée dans l'armée de Sheridan !

Après Morgan's Lane, il devient courant de penser , dans les deux camps d'ailleurs, que si l'on est capturé par l'ennemi, on risque à présent la corde ou une balle dans la tête . Le 20 aout, le supérieur de Custer, le brigadier général Wesley Merritt, commandant la 1ere division de cavalerie, ordonne à l'un de ses commandants de brigade de
« poursuivre et tuer autant de Buswackers que possible ». Quand au major général Alfred T A . Torbert, commandant un corps de cavalerie,  il envoie le 1st Rhode Island en mission avec l'ordre « de ne pas faire de prisonnier »…(18) Sheridan distribue ses ordres enjoignant l'arrestation de tout homme de moins de 50 ans et la destruction des champs et réserves, mais pas des demeures privées ! Il lance la compagnie du capitaine Richard Blazer, 100 hommes armés de Spencer, aux trousses de Mosby. (19)



Exécutions à Front Royal


Le 13 septembre , les forces de Mosby comptent à présent près de 300 hommes alors que Sheridan reprend son avance dans la vallée. Au cours d'un engagement contre la cavalerie de l'Union dans le comté de  Fairfax le 14, Mosby est blessé et mis hors jeu jusqu'au 29. Le 19 septembre, Sheridan parvient enfin à vaincre Early à Winchester et s'apprête à l'achever à Fisher's Hill. Sheridan a envoyé une force de cavalerie sous le général Torbert afin de couper la retraite d'Early , mais tandis que ce dernier est battu le 22, Torbert est repoussé ce même jour à Milford et retraite laissant le passage libre pour Early. Le 23, à la tête de deux brigades de la division de Merritt, (la brigade de réserve de Charles Russell Lowell et celle de Custer,) Torbert progresse vers Front Royal. Devant sa colonne, un convoi d'ambulances faiblement gardé et chargé des blessés de Milford. Derrière viennent la brigade Lowell puis Custer. C'est encore William Chapman qui commande en l'absence de Mosby et peu après l'aube, il attaque le train d'ambulances avec 120 hommes, ignorant ce qui vient derrière ! Rapidement , Chapman, se rend compte de son erreur et retraite aussi vite que possible vers Chester's gap. Mais le chef de l'escorte du train, le lieutenant McMaster du 2e US cavalry a anticipé son mouvement et s'est lancé dans la même direction avec un petit détachement. Il y parvient,seul,  en même temps que les rebelles et y est mortellement blessé. Pour les sudistes, McMaster est abattu en combattant . Le lieutenant, mourant, parvient à dire qu'il a voulu se rendre mais que les rangers l'ont dépouillé puis laissé pour mort. L'attaque du convoi de blessés puis la mort de McMaster enragent les troupes de l'Union, on raconte que les rebelles l'ont même abattu avec sa propre arme ! (20). Mosby , absent rappelons-le, et ses hommes nieront les faits, cependant, pour W . Miller, des preuves attestent que McMasters dit la vérité …(21)
Spontanément, plusieurs soldats de l'Union se saisissent d'un prisonnier, Thomas E.Anderson et l'exécutent sous un arbre. Un autre groupe abat Lucian Love et David L.Jones derrière l'église méthodiste de Front Royal . D'autres amènent deux prisonniers, William T.Overby et un nommé Carter devant le général Torbert. « Emmenez ces hommes sous cet arbre et pendez les »  ordonne le général au provost-marshall le capitaine Bean. Les deux rangers sont pendus par les hommes de McMaster devant une foule de soldats fédéraux. Sur l'un des corps un écriteau : « Ainsi est le destin des hommes de Mosby » (22) Un dernier homme est tué ce jour là, Henry C.Rhodes, 17 ans, résident de Front Royal qui venait juste de rejoindre Chapman sur un cheval emprunté qui a chuté pendant l'action. Les hommes de Custer l'ont capturé, lié à leurs chevaux et amené dans le centre de la ville. Là, sa mère est accourue , les soldats l'ont rudement repoussé. Puis Rhodes a été conduit dans un champ, et devant de nombreux soldats, principalement de la brigade de Custer, un volontaire l'a abattu. Placé dans un tonneau par un habitant , son corps fut ensuite rendu à sa mère. (23)
Le général Torbert a ordonné les deux pendaisons, nous l'avons vu. Personne ne semble avoir ordonné les quatre exécutions sommaires, pourtant la mort de ces six hommes est immédiatement, et ceci depuis les faits, attribuée à Custer. Beaucoup de soldats de l'Union en sont convaincus comme les résidents de Front Royal et les hommes de Mosby. Custer a ordonné l'incendie des maisons en aout , ce sont ses hommes qui ont été tués à Morgan's Lane et Custer était présent à Front Royal le 23 avec son état major, il a assisté à la pendaison . L'avoir vu reste une expérience inoubliable tellement il est facile de l'identifier comme sont identifiables ses cavaliers qui ont adopté le foulard rouge qu'il porte toujours. Ce sont des « Wolverines » qui ont capturé Rhodes, l'ont escorté puis abattu, mais on ignore si ils sont responsables des cinq autres exécutions …Custer ne semble pas avoir jamais répondu à cette accusation, cependant au début des années 1870, l'ex général confédéré Thomas Rosser le rencontra et lui posa la question . Rosser déclara que Custer
« répondait toujours qu'il n'était en aucune façon responsable de l'exécution ou du meurtre de ces hommes. » (24)


La mort du lieutenant Meigs


A l'annonce des meurtres de leurs six camarades, les hommes de Mosby réclament vengeance. Plusieurs proposent d'exécuter les prisonniers détenus à ce moment. Les plus calmes demandent d'attendre le retour du colonel Mosby et les prisonniers sont conduits vers Richmond. (25) En attendant , des rangers font l'acquisition de chevaux plus rapides et chargent soigneusement leurs révolvers, plus décidés que jamais à ne pas être capturé…(26)
Sheridan, lui va s'énerver encore une fois à la suite de la mort de son chef ingénieur, le lieutenant John R.Meigs. Les hommes de Mosby ne sont même pas impliqués, mais la nature de l'incident conduit Sheridan à la considérer comme une action des guérillas. Le 3 octobre, en pleine « campagne d'incendie » de la partie haute de la vallée ordonnée peu de temps auparavant (et cette fois les fédéraux saccagent tout  ! cette « action » sera par la suite  simplement appelée « the Burning », « l'incendie » ), Meigs accompagné de deux assistants accomplissait  une mission de surveillance à moins de deux miles du quartier-général de Sheridan. Il pleuvait et tous portaient leur poncho caoutchouté de couleur noire. Plusieurs cavaliers appartenant à l'armée d'Early, des éclaireurs de la brigade Rosser semble t'il,  surgirent brusquement , également dans leurs vêtements de pluie et, sortant leurs armes, demandèrent la reddition des nordistes. Selon Early, il s'agissait d'un combat régulier, les unionistes tentèrent de résister et ouvrirent le feu entraînant une riposte. Meigs fut tué sur le coup, un de ses compagnons fut blessé, le second parvenant au QG ou il donna l'alerte. D'après lui, des rebelles, déguisés en fédéraux, avaient  délibérément ouverts le feu sans avoir été provoqué. Meigs, seul fils du général Montgomery Meigs, quartermaster general de l'armée US,  était un ami personnel de Sheridan. Celui-ci est vite convaincu qu'il s'agit d'un meurtre pur et simple et ordonne immédiatement à la cavalerie de Custer, qui surveille alors la région, de brûler toutes les maisons dans un rayon de cinq miles, le village de Dayton inclus. « Guettez la fumée » s'exclame Custer qui va suivre les instructions à la lettre. Mais sur les conseils de Grant, Sheridan annule son ordre avant que le village ne soit effectivement réduit en cendres  plusieurs maison ont été détruites pourtant. Il commande, à la place, l'arrestation de tout homme en bonne santé se trouvant dans les environs. (27)



Escalade de la violence

de gauche à droite : Sheridan, Forsyth, Merritt, Devin et Custer. La nouvelle génération de cavaliers bleus.


De retour parmi ses hommes Mosby continue d'être une nuisance pour Sheridan qui, après l'interception d'un large envoi de courrier, ne fait plus envoyer ses dépêches qu'escortées par un escadron de cavalerie . Lui-même ne se déplace désormais qu'en compagnie d'un régiment !
Attaques et escarmouches se poursuivent, souvent ou les fédéraux s'y attendent le moins. Le 11 octobre , à huit miles au nord des arrières de Sheridan, Richards attaque une ambulance escortée par vingt cinq hommes du 17e Pennsylvania cavalry. Deux nordistes parviennent à s'échapper, les autres sont capturés. Parmi les morts et les blessés (quatre et six respectivement) se trouvent, mortellement blessés,  encore deux proches collaborateurs de Sheridan, le lieutenant colonel Cornelius W.Tolles, « Quartermaster chief » de l'armée et le docteur Emil Ohlenschlager, son « medical inspector ». Bien qu'il ne fasse guère de doute que les deux hommes aient été touchés dans le feu de l'action , d'ailleurs les rapports fédéraux ne mentionnent rien qui dise le contraire (28), le New York Herald clame pourtant que les deux officiers s'étaient rendus et furent abattus ensuite. (29)
Le 13 octobre la division de cavalerie du colonel William H. Powell se trouvait au sud-est de Front Royal quand un détachement découvrit le corps d'un homme en civil réputé être un soldat de l'Union. Une rapide enquête convainquit Powell que la victime avait été assassinée par deux sudistes, messieurs Chancellor et Myers,  accusés d'être des hommes de Mosby. Powell détenait un rangers capturé la veille, Albert G.Willis, pour lui, il ne s'agissait que d'une « 
bande d'assassins pratiquant le meurtre de sang-froid »,  il le fit pendre en représailles près de Front Royal. Un panneau placé sur le corps indiquait : « A.C.Willis, membre de la compagnie C du commandement de Mosby, pendu par le cou en représailles du meurtre d'un soldat de l'Union par Messrs Chancellor et Myers ». Chancellor et Myers étaient des confédérés du comté de Fauquier mais pas des hommes de Mosby, ils avaient arrêté un homme non identifié pensant qu'il s'agissait d'un espion yankee et le conduisait au provost-marshall de Gordonsville, quand, d'après eux, il avait tenté de s'échapper alors ils l'avaient abattu…(30)


Pour Mosby, cette exécution est de trop. Afin d'éviter une nouvelle escalade de la violence il décide de prendre des mesures préventives. Il envoie une lettre à Robert Lee le 29 octobre 
: GENERAL: je désire porter à votre connaissance et à celle du gouvernement la conduite brutale que l'ennemi manifeste envers les citoyens de ce district depuis l'occupation de la ligne de Manassas. "Lors de leur première avance sur la ligne nous avons attaqué un de leur train, tuant et blessant beaucoup de leurs hommes. En représailles, ils ont arrêté un grand nombre de citoyens vivant le long de la ligne et ont pris maintenant l'habitude de les placer à bord  des autres trains. Mon commandement n'ayant rien fait qui soit contraire aux usages de la guerre il me semble que quelque chose devrait être tenté pour au moins éviter la répétition de telles barbaries. Pendant mon absence l'ennemi a capturé six de mes hommes, près de Front Royal, ils furent immédiatement pendus par ordre et en présence du général Custer. Ils en ont pendu un autre plus tard sur la Rappahannock. Il est de mon propos de pendre un nombre égal des hommes de Custer . Il a été passé par le dernier congrès US un décret sur les peines et punitions contre les guérillas et ils continuent à considérer mes hommes dans ces termes… » . Lee donne son autorisation le 3 novembre, elle sera approuvée et confirmée par celle du secrétaire à la guerre, J.A.Seddon  le 14 (31)
En attendant la réponse de Lee, Mosby capture un général de l'union le 25 octobre, le français Alfred Napoléon Duffié qui se trouvait à bord d'une ambulance  ! (32)
 


Le 6 novembre 1864


A Rectortown, 27 prisonniers nordistes appartenant tous aux « wolverines » de Custer sont rassemblés. Il est décidé que sept seront tirés au sort et pendus en représailles des sept rangers exécutés auparavant. Les hommes sont mis sur une seule ligne et on leur fait tirer un papier dans un chapeau . Le papier est blanc : c'est la prison , si il porte un numéro : c'est la pendaison …Le lendemain à l'aube, un petit  détachement de rangers mené par le lieutenant Thomson, conduit les sept hommes que le sort a ainsi désigné vers le lieu de l'exécution, en principe aussi près que possible du QG de Sheridan, mais la nuit est tombée et il pleut. Un des prisonniers a déjà profité de l'obscurité pour s'enfuir. Les sudistes décident que l'exécution aura lieu sans délai, là ou ils se trouvent, un bois (Beemer's Woods) près de la route menant à Berryville.  Seulement trois « wolverines » sont pendus, par manque de corde écrira un ancien rangers, deux autres sont abattus et laissés pour mort, le dernier parvient à s'enfuir en bousculant ses gardiens et se perd dans l'obscurité ! Sur le corps de l'un des pendus, un écriteau est placé , la réponse de Mosby aux morts de Front Royal : «  Ces hommes ont été pendus en représailles pour un nombre égal d'hommes du colonel Mosby pendus par ordre du général Custer à Front Royal, mesure pour mesure. » (33)
Le 11 novembre, Mosby fait porter une lettre à Sheridan :
« Général, Il y a quelques temps au mois de septembre, durant mon absence de mon commandement, six de mes hommes ont été capturés par vos forces , pendus et abattus dans les rues de Front Royal, sur ordre et en présence du brigadier-général Custer. Depuis, un autre, capturé par un colonel Powell au cours d'une expédition de pillage a été également pendu . Un panneau fut fixé sur le corps d'un des hommes assassinés déclarant que « ce sera le sort de Mosby et de tous ses hommes ». Depuis le meurtres de mes hommes, pas moins de 700 prisonniers, incluant des officiers de haut rang, capturés sur votre armée par mon commandement ont été conduits vers Richmond, mais l'exécution de ma volonté de représailles a été différée, afin, autant que possible, de se porter sur les hommes de Custer et Powell . En accord avec ce principe, le 6 dernier, sept de vos hommes ont été , sur mon ordre, exécutés sur la Valley Pike, votre voie de communication.  Après ceci, tout prisonnier tombé entre mes mains sera traîté avec l'humanité du à sa condition, à moins que de nouveaux actes de barbarie me contraignent contre mon gré à adopter une attitude que l'humanité réprouve. » (34) Ce n'est pas Sheridan qui est visé dans ces propos mais bien les hommes sous son commandement et particulièrement la cavalerie. En effet, Mosby prend soin d'envoyer une copie de sa lettre aux journaux de Richmond. Comme prévu, les journaux nordistes s'empressent de la reprendre et bientôt toute l'armée de Sheridan est au courant de la menace ! (35)



La fin de la violence ?


Cette menace semble avoir été efficace puisque plus aucun cas de mort suspecte, de pendaison ou d'exécution sommaire n'est ensuite signalé dans la région . En fait, entre temps, Sheridan a battu Early à Cedar Creek le 19 octobre, mettant un terme à sa campagne dans la vallée. Ce qui reste de l'armée d'Early est rapidement transféré vers Petersburg tandis que Sheridan prend ses quartiers d'hiver à Kernstown et sécurise considérablement sa base de ravitaillement à Stephenson's depot au nord de Winchester. Si les rangers sont toujours présents, les occasions de confrontation sont plus rares. En fait Sheridan attend que la compagnie spéciale qu'il a chargé d'éliminer Mosby , la compagnie du capitaine Blazer, remplisse sa mission. Blazer remporte quelques succès, en particulier le 4 septembre à Myer's Ford, mais sa troupe est anéantie le 18 novembre. Blazer lui-même est conduit à Richmond ou il terminera la guerre ! (36)

Au cours de l'hiver 64/65, Sheridan envoie la cavalerie de Merritt, puis celle de Devin détruire le fourrage et les approvisionnements qui pourraient permettre à Mosby de subsister, causant au passage de grandes souffrances aux populations civiles des comtés de Loudoun et Fauquier . Il lance des expéditions contre les rangers et au cours de l'une d'elles , le 21 décembre , Mosby est blessé et mis sur la touche pour deux mois. Malheureusement pour les fédéraux, « Dolly » Richards prend le relais et met même en déroute un parti de cavalerie fédérale à Ashby's gap le 19 février 1865 . le 27 février, Sheridan quitte définitivement la vallée pour rejoindre Grant, soulagé de n'avoir plus Mosby sur les talons. Malgré ses victoires dans la région, qui firent de lui un héros, Sheridan n'avait pas réussi à éliminer Mosby et ses rangers , le secrétaire à la guerre Stanton et les journalistes du nord n'avaient pas manqué de lui rappeler !



Conclusion


Plus qu'un duel entre Custer et Mosby, il s'agit avant tout d'une confrontation permanente entre Sheridan et Mosby . Les meurtres et exécutions sommaires émaillant cette lutte étant bien plus le fait des subordonnés de Sheridan que de Sheridan lui-même.  Torbert et Powell (et peut être également Merritt qui laisse faire) sont bien plus impliqués que ne l'est, ou ne semble l'être, Custer . Malheureusement , ce sont ses hommes qui, en partie,  ont faient « les frais » des représailles sudistes, pour Mosby, comme on peut le voir dans ses messages ci-dessus, il ne fait pas de doute que ce soit lui le responsable…
Mosby lui-même, porte une part de responsabilité en tant que commandant, en couvrant Chapman pour les actes commis à Morgan's Lane (ou il n'est pas présent) . Notons que Morgan's Lane est considéré par Mosby comme un acte de guerre , une punition légitime infligée à des incendiaires et des pillards. Les circonstances exactes de la mort ce jour là des quatorze soldats fédéraux restant sujettes à caution.
Quand aux exécutions du 6 novembre, il s'agit d'un acte de représailles rendu nécessaire par les meurtres commis à Front Royal. Ces représailles sont dûment autorisées et approuvées par le haut commandement et le gouvernement confédéré, si on accuse Mosby de crime de guerre pour les pendaisons de Beemer's Woods, alors il faut aussi accuser Lee et Seddon ! Selon cette logique Sheridan et Grant , qui couvrent également leurs subordonnés, quand ils ne donnent pas eux-mêmes des ordres d' « extermination » et de « pendaison sans procès » , tout comme Torbert et Powell sont  également des criminels de guerre …

Disons pour conclure que l'on ne peut que déplorer le destin des hommes, des deux camps, qui trouvèrent la mort dans des conditions qui n'ont plus grand chose à voir avec un conflit armé classique. Ce genre de chose arrive hélas à toutes les époques et dans toutes les guerres. Peut-on pour autant faire de soldats prestigieux comme Mosby, Sheridan ou Custer des assassins sans foi ni loi ?!

                                                                   
  Patrick Ailliot (cet article est paru dans le numéro 62 du
                          « Courrier de la Guerre d'Amérique », revue interne du Club Confédéré et Fédéral de France )

Dixie, chanson sudiste (dans le film Gettysburg)

_________________________________________


Notes et sources

(1) 
The War of the rebellion, a compilation of the Official Records of the Union and Confederate armies,  (OR)  128 vol, Washington 1880/1901 série 1, vol 43 pt 1 p 776
(2)  John J Munson,
Reminiscences of a Mosby Guerilla, 1906 réédité 1983
(3)  OR op.cité p 484, 621, 623, 627, 630-31, 634, 842
(4) 
New York Times 19, 21, 22 aout 1864
 

  1. OR op. Cité p 811
     
  2. OR op.cité p 822
     
  3. OR vol 2 série 1, p 235/ Albert Castel « the guerrilla war » CWTI , Numéro complet octobre 1974
     
  4. OR serie 1, vol 43 pt 1 p 841/880
     
  5. James A.  Ramage "Mosby in the Valley" in North & South vol 3 N°1, 1999
     
  6. James J. Williamson "Mosby's rangers" 1896 réédité 1982 Time Life books p 212
     
  7. William J.Miller, "Demons that day Civil War N°59, décembre 1996
     
  8. Ibid
     
  9. Ibid
     
  10. OR serie 1, vol 43 pt 1, p 634/Williamson "Mosby's rangers"
     
  11. W J.Miller op. cite
     
  12. Ibid
     
  13. OR ibid  p 634
     
  14. ibid p 865
     
  15. ibid p 843-44, 860
     
  16. Ramage, op. cite
     
  17. Miller, op. cite. Malheureusement, Miller ne présente pas ces preuves dans son article …Selon James Williamson, (op.cité) ancien rangers, il est peu crédible que des hommes poursuivis par des forces supérieures, se battant pour sauver leur vie aient eu le temps de s'arrêter pour voler et tuer l'officier nordiste …  OR op.cité p 442
     
  1. Ramage , op.cité
     
  2. ibid
     
  3. idid/ Roberta E Fagan "Custer at Front Royal, a horror of the war ?" in Gregory Urwin "Custer and his times" b
     
  4. J Williamson, op.cité
     
  5. Ramage , op.cité
     
  6. ibid/ "The Shenandoah in Flames, the Valley campaign of 1864", Time Life Books, 1987
     
  7. OR serie 1, vol 43, pt 2 p 339-340, 351
     
  8. New York Herald 13 octobre 1864
     
  9. OR serie 1, vol 43 pt 1, p 509/Ramage op.cité
     
  10. OR serie 1, vol 43, pt 2, p 909-910
     
  11. Apprenant la nouvelle Sheridan demandera que Duffié soit démissionné "c'est un homme frivole et un mauvais soldat, il a été capturé par sa propre stupidité » , le pauvre Duffié ne sera libéré sur parole qu' en février 1865
     
  1. J.Williamson op.cité/ Ramage op.cité/ OR serie 1, vol 43 pt 2 p 566. Les deux hommes blessés par balles seront recueillis et soignés par des Unionistes locaux. Un des pendus est identifié il s'agit du cavalier George L.Prouty, Co L 5th Michigan. (OR)
     
  2. OR serie 1, vol 43, pt 2, p 920
     
  3. Ramage op.cité
     
  4. ibid/ OR serie 1, vol 43 pt 2 p 654/ Williamson op.cité
     



Egalement consultés:

"
Without mercy and without the blessing of God, guerrilla operations in the CW", Daniel E.Sutherland, North & South vol 1, N°7
"
The death of chivalry", Robert C.Neul, Civil War vol XX, octobre 1989
"Encyclopedia of the Civil War", P.L Faust ed. Harper & Row, 1986